Le duo lillois, déjà auteur d’un très joli album électro-rétro, met de la poussière d’étoiles sur les dance-floors avec Lazare, deuxième opus encensé par la critique.
Pour Lazare (16 titres), PoG prend de l’ampleur. Sans renier ses convictions de toujours : la synthèse analogique, créer à l’instinct en se faisant plaisir avec une musique que le duo lillois a envie d’écouter – on n’est jamais aussi bien servi que par soi même ! Très ouvert, PoG convie d’autres à enrichir son univers électro. Sébastien Tellier, himself, passé maître de l’italuv, sur a mountain for president. Ou encore Hangar 18, Vast Aire et Poni Hoax pour des scansions plus rapeuses ou rugueuses (ninehundredandeightyeight, napoleon, letom redrum). L’ambiance de l’album affiche un goût prononcé pour les embardées rythmiques et les stratifications genre millefeuilles sonore et allusif. PoG ménage aussi quelques moments de rare quiétude planante (matin, debra, messiah), à l’image de la belle photo de couverture signée Justine Kurland.