Silvério Pessoa a passé son enfance au milieu des manifestations culturelles du Brésil profond, dans le Nordeste. Là où le forro rythme la vie des habitants, il grandit parmi les coupeurs de canne, aux sons des trios d’accordéons, de zabumba et de triangle.
Musicien au charisme indéniable et homme de son temps, celui qui participa également à la révolution Mangue Beat, a apporté sa contribution aux fusions des rythmes locaux avec le rock et l’électronique. Tout en explorant les classiques du Nordeste brésilien, il réinvente les rythmes du forro, coco et autres en y rajoutant des touches pop urbaines juste à propos, allant même jusqu’au métissage du rythme-roi du carnaval de Recife : le frevo.
Le travail artistique de Silvério Pessoa s’accompagne d’un engagement politique fort. Aux côtés des coupeurs de canne et des Paysans Sans Terre, il défend la diversité d’une culture, qui comme beaucoup d’autres, est destinée à disparaître sous les à -coups répétés de la globalisation.