Jeune auteur compositeur, à peine dix-huit ans au compteur, cette graine de talent signe son premier album éponyme chez AZ/Universal. Ce disque foncièrement rock, flirtant avec le goût punk fin 70, a été enregistré dans les conditions du live dans le célèbre studio ICP à Bruxelles. Il faut dire que la demoiselle écume les scènes depuis ses seize ans et qu’elle assurait déjà à l’époque la première partie d’un certain Iggy Pop ! La fille de Jacques Higelin n’a eu de cesse de rôder son jeu de scène prouvant qu’elle disposait d’une belle énergie à revendre et d’un univers artistique fort dans lequel elle s’abandonne avec insouciance.
Imprécations
Izia chante en anglais, avec quelques influences incontournables, avouant tout de go qu’elle ne saurait jamais se lasser des imprécations de Patti Smith. Et, pour couronner le tout, son timbre de voix, frappant de maturité, n’est pas sans rappeler celui de la cultissime Janis Joplin, excusez du peu. Malgré son jeune âge, Izia donne du coffre, quitte à s’enrailler, se tord, se casse, toujours dans une extrême justesse. Si elle baigne dans la musique depuis toujours, héritage familial oblige, son talent est franchement captivant et paraît instinctif. Ses trois complices de scène l’accompagnent parfaitement avec leurs mélodies rock sans grande révolution, certes, mais d’une terrible efficacité. / Olivia Angulo
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