En 2009, dans le genre, « je vous laisse les clefs avant de profiter de l’été » le Big Bazac enfonce le clou, le pilon, le marteau, enclume comprise. Certes les oreilles aiguisées ne manqueront pas de repérer dans les lignes de cette pléthorique programmation, les blockusters qui fleuriront dans les allées d’un été festivalier qui ne connaît pas la crise. Mais d’autres oreilles, différemment affûtées, viendront verbaliser les présomptueux en signalant une demi douzaine d’incidents (d’incendies ?) rythmiques plutôt rare dans nos contrées, la belle affaire.
Psycho-rythmique de groupe
En premier lieu, citons Talib Kweli (ci-dessus en photo) qui de mémoire (appelez la rédaction si amnésie) n’a jamais foulé la moindre route française, hors périphérique parisien. Un New Yorkais, faux frère de Mos Def (via leur mémorable projet Black Star) connu pour laisser son ego trip dans ses valises et déballer à la coule le verbe haut d’un Brooklin souple, mental et cadencé. Dans les parages, Qbert, Dj Muggs et GZA devraient apprécier. Moins exclusive, mais tout aussi précieuse, la paire Suicidal Tendencies et The Inspector Cluzo se feront un malin plaisir à déboîter des omoplates qui seront immédiatement traitées par l’ostéopathie mâle de Tricky ou celle plus féline de Juliette Lewis. Tout cela dans le désordre, bien sûr, libre à vous de bien prescrire votre ordonnance.
texte : Ludovic Deleu
photo une : Yoggibat
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