Manual… est un disque électro. Tout le monde a du vous demander ce qui s’était passé.
Beaucoup de temps a passé. Déjà, entre la création du 1er album et sa sortie, on avait pas mal évolué sur scène. Et Manual…, c’est le résultat de notre envie de donner un bout de l’énergie que l’on a en live. On le voit comme une suite logique au 1er album. Même dans nos sets solos, on joue beaucoup plus électro qu’avant. On est impatient de jouer une musique avec laquelle les gens auront pu se familiariser un peu, parce qu’on y tente des choses assez enlevées… Ce qu’on veut, c’est voir le public sauter en l’air (rires) !
C’est ce qui vous a amené à délaisser les platines au profit des machines ?
Ce n’est pas qu’on les ait délaissées… Rien ne nous ferait plus plaisir que de tout faire avec. Et pour tout avouer, on a un cruel manque d’expérience avec les ordinateurs. Sauf que là où il nous fallait presser des vinyles pour profiter de nos banques de sons, on peut maintenant créer une mélodie et la remodeler instantanément. C’est un gain de temps énorme.
Comment se passe une séance de travail avec les Birdy Nam Nam ?
C’est un peu de l’improvisation. Chacun cherche dans son coin, jusqu’à trouver une mélodie. À partir de là, comme nous sommes issus des Championnats DMC, on retrouve notre esprit de compétition : chacun veut apporter sa pierre.
Revenons à Manual… sur lequel vous avez travaillé avec Yuksek. Avant son arrivée, tu as dit que vos morceaux avaient un côté impersonnel ?
J’ai peut-être été un peu extrême en disant « impersonnel ». Le problème, c’est que nous ne sommes pas des producteurs mais des compositeurs. Yuksek a apporté sa connaissance technique sans être stressé par ses besoins artistiques personnels. Sa touche se ressent sur l’album : il a un son, une patte immédiatement reconnaissable. C’est quelque chose auquel on aspire, mais cela prend du temps. Qui sait, peut-être que le 3e album n’aura pas besoin de producteur ?
Pour finir, c’est quoi une émeute réussie ?
(Rires) En fait, chaque fois qu’un concert est réussi, on s’exclame « c’est l’émeute ! ». C’est sans connotation idéologique. Simplement, une émeute réussie, c’est une soirée réussie !
❥ à écouter : Manual for successful rioting ( lire la chronique sur letsmotiv.com)
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