Après une genèse à la coule, un développement chaotique et des dernières éditions remarquables,
Marsatac joue aujourd’hui dans la cour des grandes bombances musicales. L’équipe a donc pris soin de fêter la dizaine à l’aide d’un vibrant défilé de sensations rythmiques qui nous fait penser au fameux précepte « sharpien » car « précises, pointues et affûtées » seront ces trois soirées sous chapiteaux. Alors plutôt que lister tout ce qu’il ne faut pas rater, disons qu’il n’y rien à jeter. Une affiche afrobeat quasi complète (ne manque plus que le maître), un plateau hip hop spectral où des anciens auront le loisir de se frotter à de jeunes pousses, un cortège rock qui laissera la pause au vestiaire et une cavalcade de flibustiers électroniques qui, a priori, ne devraient pas prendre leurs nombrils pour des potentiomètres stéréo. Il ne vous reste plus qu’à mettre des noms, des sons et des visages, in situ. Non loin des mouettes, évidemment.
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La Pass de la rédaction
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>> Chloé : Djette à la stature internationale, Chloé en aura surpris plus d’un l’année dernière avec son premier album, The Waiting Room. Loin d’user de grosses ficelles et de formules toutes faites pour clubbers, l’artiste a préféré développer des ambiances post-blues électroniques, offrant une alternative plus que séduisante à la vulgarité justiciable de certains. Sa venue à Marsatac sera l’occasion pour elle de défendre cet album singulier puisque c’est en live que Chloé est annoncée. On attend cela avec impatience, tant cette collègue d’Ivan Smagghe au sein du label Kill The Dj cristallise les espoirs d’une scène française enfin débarrassée de la tyrannie du dancefloor, libre d’écrire une histoire élégante et personnelle.
➘ Le samedi 27/09 au J4, Scène Major
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>> The Notwist : Issu de la Neue Deutsche Welt (scène alternative allemande des 80’s) et porté sur un certain rock bruyant, The Notwist pratique aujourd’hui une pop électronique aux accents free jazz. Une évolution à mettre sur le compte d’un tropisme nommé krautrock, mais aussi au recrutement du clavier Martin Gretschmann connu pour avoir signer sous le pseudo de Console un petit classique synthépop, 14 Zero Zero, popularisé à l’époque par une célèbre marque de sucettes... Toujours est-il que cet opus sorti chez CitySlang est tombé à point nommé pour nous rassurer : cinq ans de silence discographique n’ont pas entamé l’excellence du combo. à eux de confirmer sur scène la belle tenue de ce retour gagnant.
➘ Le samedi 27/09 au J4, Scène Major
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>> Saul Wiliams : Une des performance a ne pas rater sera celle du poète, performer, danseur, acteur, compositeur, chanteur (et on en oublie !), Saul Williams. Un véritable phénomène dont la puissance des mots s’habille des couleurs de la polyrythmie à l’image de son dernier album produit aux cotés de Trent Reznor de Nine Inch Nails. Et pour cet électron libre, rien de mieux que la scène, lieu de toutes les prises de risque, pour entraîner le public avec lui dans un moment de catharsis intense avec conscience, mais sans frontières rythmiques.
➘ Le vendredi 26/09 au J4, Scène Major
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>> Foreign Begars : On les dit explosifs sur scène mais avec la casquette à l’envers, ou de travers, les Foreign Beggars parade dans les clichés hip hop. Des craintes qui s’évaporent au test de l’écoute. Samples de clarinette, de cuivres ou de piano insufflent légèreté et mélodie aux beats puissants et aux flows virulents des quatre anglais dont Shlomo, beatboxer surdoué aux collaborations prestigieuses (Björk, Damon Albarn). Si la pression est telle qu’on la connaît sous les chapiteaux du J4, on peut même attendre un featuring spontané avec leurs aînés des Looptroop, espérons…
➘ Le vendredi 26/09 au J4, Scène Major
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>> Benga & Skream : Le dubstep, fraîche sensation anglaise, tente la grande offensive hexagonale en envoyant deux de ses émissaires les plus virulents. Et parmi les plus jeunes aussi, puisque la paire totalise à peine un demi-siècle au compteur. Benga et Skream symbolisent la fougue d’une scène mutante où s’entrechoquent basses telluriques et sonorités hi-tech. Auteurs de deux albums aux allures de classiques (Diary of an afro warrior pour Benga, éponyme pour Skream), les deux amis pratiquent un dubstep festif et massif, loin de l’évanescence d’un Burial. Pour les curieux, l’occasion est belle de découvrir ce style hybride. Les amateurs eux ont déjà bloqué cette soirée dans leurs agendas.
➘ Le vendredi 26/09 au J4, Scène Pharo
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Ludovic Deleu avec Caro, Alex et Roland
11 septembre 2008