Les Ardentes : Scène Incandescente
En seulement trois ans, les Ardentes se sont imposées comme l’un des festivals les plus réjouissants de Belgique. Même face au mastodonte Dour qui fête ses 20 ans, il semblerait que ce soit la manifestation liégeoise qui emporte la mise cet été. Jugez plutôt…
Si l’affiche des Ardentes présente l’éclectisme de tous les grands raouts estivaux, elle se distingue des autres par sa cohérence. En effet, à force de cumuler les artistes de tous horizons, certains évènements ressemblent souvent à un gros fourre-tout qui annihile toute pertinence dans la programmation. Ici, seul le premier jour ressemble à un plateau de tapas, mais n’est-ce pas normal pour une mise en bouche ? Les poids lourds y sont déjà présents et parmi eux, Cypress Hill. Quinze ans après Black Sunday – et que l’on soit convaincu ou non par leurs expériences rock – la qualité de leurs prestations scéniques est une promesse d’embrasement pour le Parc Astrid de Coronmeuse.
Le dimanche, c’est repos
Côté électro, difficile de faire mieux en une soirée… Révélations, valeurs montantes et bien sûr, très gros calibres. Andrew Weatherall, le plus rock des Djs anglais, Dj Pierre, la légende chicagoane de l’acid-house qui effectue en ce moment un retour en force ou Derrick May, l’un des pères fondateurs de la techno, excusez du peu. Si l’électronique est bien la racine de la programmation, ses ramifications s’étendent aussi jusqu’au rock de The Kills ou au grime de Dizzee Rascal (version anglaise du gangsta rap). Après trois jours bouillants et riches en bonnes vibrations, la conclusion dominicale est intelligemment plus acoustique et feutrée. De tout, mais pas n’importe comment, voilà certainement le secret des Ardentes. À bon entendeur…
Clément Perrin
Â
03 juillet 2008
Le festival associé
Les Ardentes