Midnight Juggernauts : Ils m’entraînent au bout de la nuit…
Jugger. C’est un jeu de balle venu d’Allemagne. Les Midnight Juggernauts sont donc les juggerballeurs de minuit. Mais ce n’est pas tout à fait ça, amis lecteurs.
En fait, "juggernaut", étymologiquement dérivé du sanskrit et d’un chariot rituel écrasant à l’occasion les fidèles qui le poussent, c’est une implacable force destructrice. Au pluriel et de minuit, en l’occurrence. La rumeur dit que c’est effectivement ce que l’on peut espérer d’un concert de ces trois lascars : les implacables forces concertées du space-disco et de l’électro, détruisant les réticences et la fatigue pour pousser les fidèles à danser bien au-delà de minuit.
Commentaire composé
Après avoir brillamment remixé des groupes dans le vent (Dragonette, !!!, The Presets…), ces sportifs nocturnes ont réalisé un premier album, Dystopia. Ce qui est, en littérature, une contre-utopie. C’est-à -dire qu’au lieu de présenter un monde idéal, elle présente une projection de la réalisation du pire (la Star Academy n’est pas une dystopie, puisqu’elle est réelle). Eh bien si c’est ça le pire pour les Midnight Juggernauts, on se demande à quoi ressemble le meilleur. Leur Dystopia raconte un monde à la fois planant (Scopius) mais dansant (Into the galaxy), pop (Road to recovery) mais sombre (Tombstone). Un univers qui change à chaque morceau de l’album, mais qui reste reconnaissable à chaque détour. Sans vouloir y passer sa vie, on s’y installe avec un certain plaisir.
Olivia Volpi
05 juillet 2008
L'artiste associé
Midnight Juggernauts