Doit-on encore présenter le Main Square Festival ?
Électroniciens revenants (Underworld), laborantins trop rares (Radiohead) et jeunes pousses (Vampire Weekend) valent à eux seuls le déplacement sur la légendaire Grand’Place d’Arras. Sa tête pensante, France Leduc, nous présente ce jeune festival qui fait déjà tant de bruit.
Et tout d’abord, pourquoi Arras ? Des liens très forts unissent certainement France Leduc à la capitale de l’Artois : "Non, pas du tout. Mais la place est magnifique, on peut y accueillir 25 000 personnes." Ce sera chose faite dès 2004, lors d’un concert de Placebo sur ladite place. Après ce baptême du feu, l’inénarrable Brian Molko confiera, sans démagogie aucune, que cette soirée fut son plus beau concert européen. Ni une ni deux, France Leduc se lance dans l’aventure avec un appétit vorace : en accrochant Depeche Mode et Muse à son tableau de chasse, le Main Square Festival voit le jour en 2006.
Flou artistique. Passionnée mais "sans subvention de la région", France Leduc n’est pas certaine d’amortir ces trois jours. Grâce à un partenariat avec le festival de Werchter et l’imposant Live Nation, Main Square parvient à aligner de nombreux poids lourds. On lui en sait gré, car avant cette louable initiative, "les gens du Nord ne savaient pas ce qu’était un festival" affirme-t-elle. N’hésitant pas à égratigner d’autres manifestations conviant également The Dø, The Wombats ou The Kooks, elle revendique "une certaine tenue dans cette programmation". On s’interroge quand même sur cette ligne artistique : si les retrouvailles avec The Chemical Brothers promettent d’être explosives et qu’on crève d’envie d’écouter Sigur Rós dans ce cadre superbe, que viennent faire ici les gonflants BB Brunes et la baudruche Mika ? Pas de réponse. Le mystère reste entier. Allons voir par nous-mêmes.
Thibaut Allemand
Â
Â
28 juin 2008
Le festival associé
Main Square Festival