Tu parles souvent de Fela Kuti ou de Jimi Hendrix dans tes interviews, que représentent-ils pour toi?Â
Ce sont juste des symboles du passé, de la musique noire américaine ou africaine. Ce sont des artistes qui ont toujours été libres et qui ont vraiment fait avancer la musique.
Le Nigeria est au top en ce moment: Asa , Ayo et Nneka ont beaucoup de succès. Est-ce important pour toi?Â
Quand j'ai démarré avec mon bluefunk, on ne parlait pas trop des artistes nigérians si l'on excepte Fela Kuti. Là , c'est bien puisqu'elles sont trois, ça fait parler de notre pays. Elles ont chacune leurs qualités. J'ai déjà joué avec Asa au Bataclan (Paris) et j'aimerais énormément que ces trois artistes viennent sur scène avec moi, le temps d'un concert. Ce serait extraordinaire d'être tous les quatre réunis.
Tu as été découvert dans le métro parisien, que penses-tu de la France?Â
J'adore ce pays. Et puis, je ne suis pas certain que ce qui m'est arrivé ici aurait pu avoir lieu ailleurs. Je veux dire par là que la France est, depuis toujours, un pays ouvert en terme de musique. J'ai l'impression également que les Français sont extrêmement friands de tout ce qui touche au « Live ».
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Tu as enregistré dans le studio de Jimi Hendrix, pourquoi?
C'est vrai, parmi les différents studios qui ont servi pour ce disque, il y a ce lieu mythique. Cela me tenait à cœur depuis longtemps. D'autres grands artistes sont venus ici après Jimi Hendrix. C'est un très bon souvenir.
Sur chaque album, on sent des orientations différentes dans ta musique, tu en as besoin?
Au fil des années, je me rends compte que j'évolue. Donc forcément, en fonction du lieu ou je suis et des choses que je vis, ma musique suit mon mouvement. J'ai la chance d'avoir fait déjà cinq albums à ce jour et aucun ne se ressemble, c'est une très grande fierté pour moi.
/ Fabien Pomiès
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