Si râler contre nos dirigeants est un sport national répandu, il faut savoir être beau joueur et saluer les bonnes résolutions dont les politiques accouchent de temps à autre. En l’occurrence, il s’agit de deux bonnes décisions. La première émanant de la Mairie de Narbonne, c’est d’offrir un rendez-vous majeur à la jeunesse. La deuxième, c’est de confier cette tâche à des professionnels. Un pool de producteurs et de tourneurs locaux et nationaux composé d’AGDL, Base Productions, Première Pression et Label Id ont donc mis leur savoir-faire à disposition pour faire de ce festival un évènement d’envergure.
La programmation, impressionnante pour une première, est le fruit de ce travail en commun. « La base de départ, c’est le rock » explique Émilie, en charge de la communication chez Première Pression, signifiant par là cet état d’esprit inhérent à la jeunesse plus qu’un style musical précis, « ensuite, on a ajouté des touches un peu plus world, susceptibles de parler à un public plus âgé avec Arthur H et le No Smoking Orchestra ». Car le Narbonne Rock Fest ne compte pas se contenter d’un coup d’éclat et ambitionne de devenir un événement majeur du grand sud. N'y a il pas du coup sur-abondance d'offre festivalière dans la région ? « Il y a toujours un peu de concurrence, concède Émilie, mais on peut cohabiter, le bassin de population est assez large ». Il ne reste donc plus qu’à souhaiter longue vie à ce nouveau venu dans le paysage musical sudiste.
Pour aller plus loin, entretien avec un coordinateur du festival jeunesse
Première edition pour le Narbonne Rock Fest. Racontez nous le pourquoi du comment de ce big bang narbonnais ?
L'année dernière l'équipe municipale a changé. Ce festival est un signe fort en direction des jeunes. On compte un bon nombre de festivals de tout style dans la région, sauf à Narbonne. Maintenant c'est chose faite.
Le festival affiche une programmation éclectique qui va du reggae au rock en passant par la chanson. Cette variété de styles, est-ce votre volonté ?
C'est la volonté de ne pas s'enfermer dans un seul style, électro, world ou rock par exemple, de proposer plusieurs choses et varier les genres. Ceci permet de fédérer tout le monde et cette diversité est très importante.
La prise de conscience "écologique" s'étend aux festivals, qu'en est-il pour le Narbonne Rock Festival ?
Nous allons dès la première année travailler avec l'organisme Ecocup. Gobelets consignés et pots de fleurs-cendriers sont prévus.
De nombreuses animations sont prévues au sein du village de jeunesse. Est ce une volonté d'ouvrir le festival à autre chose que la diffusion musicale ?
C'est surtout pour proposer des activités aux jeunes. La volonté de créer ce village jeunesse est né d'un souci de complémentarité et de pluridisciplinarité. A l'intérieur on pourra trouver un large panel d'intervenants et d'associations. De la prévention d'abord mais sans être moralisateur, surtout pas. On y trouvera de l'information aussi, sur des actions humanitaires ou des métiers entre autres. L'activité phare sera certainement la rampe de lancement installée par le FISE et les démonstrations de roller, skate et BMX par des professionnels nationaux et internationaux.
Parlez-nous du Hangar Musical qui programmera le son au village jeunesse. Qu'est-ce donc ?
Le Hangar Musical est un lieu de répétition à Narbonne, géré par la ville. Les groupes peuvent répéter et composer, ce sont des jeunes du coin c'est important de les encourager. Ils se produiront au village jeunesse pour montrer leur travail au public. Ils assureront donc la musique à tour de rôle.
Nicolas Mathé et Céline Cauvi
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