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Cap Festival : nouvel élan, nouveaux choix

Nostra Sceïn


Du 21 au 23 août, le Cap Festival fête ses 15 ans à Centrès. Depuis sa création, cet évènement pluridisciplinaire a roulé sa bosse dans plusieurs villages de l’Aveyron dans un souci de développement et de diffusion culturelle. Cette année, l’association organisatrice Boulègue en Lévézou change justement de cap…

Boulègue se traduit par « bouger », en occitan. Tel est le leitmotiv des fondateurs du Cap Festival. Après s’être installé à Caplongue (où il a vu le jour), à Comps Lagranville, Flavin, Laclau et le Naucellois, le Cap Festival pose ses valises à Centrès. Cet évènement itinérant est la preuve d’une motivation hors pair pour faire bouger la campagne aveyronnaise et le public apprécie. Le festival ne cache pas son identité, attachée à ce territoire rural, verdoyant et incorruptible. Pour cet anniversaire, ils ont choisi de ne pas inviter de grosses têtes d’affiche. Non, cette année ils font la part belle aux formations émergentes, atypiques ou novatrices sans rogner sur la qualité. La soirée d’ouverture vendredi illustre le bon flair des programmateurs. Le JOSEM (Jeune Orchestre Symphonique de l’Entre Deux Mers) ouvrira le bal et les musiciens joueront leurs compositions mixtes, aussi habiles sur les musiques brésiliennes, françaises ou balkaniques. La Speed Caravan continuera de faire voyager le public, aux frontières d’un électro-rock oriental mené par de savants alchimistes dont Mehdi Addab. Place à Lyre le Temps, nouvelle pépite électro-jazz qui infuse hip hop et swing à des sonorités enivrantes. Véritable coup de cœur pour ces fous de machines et de musique traditionnelle. La compagnie Nostra Sceïn, spécialiste de la jongle enflammée promet une performance époustouflante directement inspirée par les arts de rue. Issue du milieu techno, elle a su ouvrir son champ et enrichir son bagage d’influences. Bogart and the addictives apportera une touche rock très coldwave. Des riffs nerveux et un sens de la scène à faire pâlir les maîtres en la matière caractérisent ses jeunes musiciens. Le lendemain, on commence vers 10h atour d’un marché gourmant et d’un autre étiqueté commerce équitable (jusqu’à 17h) animé par la clownesque compagnie La Manivelle. Une sieste musicale orchestrée par Electrophazz promet de reposer les écoutilles entre bossa, drum’n’bass et jazz, au choix et surtout selon l’humeur de leur large éventail de références. Ensuite, numéro de cirque avec D’Irque. Tables, chaises, balles et piano forment un cocktail détonnant qui a déjà traversé plus de 20 pays. On guettera aussi l’arrivée des hommes au bonnet du Montbonnet Jazz Band, pur swing festif et de Samabalarouf, amateur de swing manouche. Un peu d’électro, pour n’oublier personne avec la révélation des Transesmusicales 2009, Success et UHT° l’ovni multi-tendances, savant brasseur de beats clubs et de hip hop truculent. Pour finir, Hocus et Pocus (mélange jongle, musique, magie, clownn) animera le dimanche après midi escorté par la danse contemporaine de l’association montpelliéraine Pulx. Le soir on applaudira les 5 musiciens klezmer de Glik et le « micro-mécanicien de la syntaxe vocalchimiste » André Minvielle, tout est dans la citation : c’est du spectacle ! Mango Gadzi achèvera ce weekend bien rempli par ses sonorités orientales de toutes les rives méditerranéennes raccommodées aux musiques actuelles. Une bonne dose de nature et d’originalité par ces temps moribonds ne feront pas de mal. L’occasion de poser quelques questions à Régis Barria, membre de l’organisation du Cap Festival.

 

 

Dans un contexte de crise économique, comment avez-vous appréhendé l'organisation du festival 2009 ? 

Depuis la première édition, le festival a d’abord grossit petit à petit puis sa fréquentation s’est stabilisée. Evidemment le budget est une contrainte, il faut bien calculer. Cette année nous avons fait le choix de ne pas inviter de têtes d’affiche. Cette démarche s’inscrit aussi dans choix artistique, nous voulions nous démarquer des programmations redondantes.

 

 

D’ailleurs, comment la programmation est-elle élaborée ?

 

Elle dépend surtout des coups de cœurs de la commission, soit une dizaine de personne passionnées de musique et d’arts de rue. Nous programmons ce qui nous a tapés dans l’œil parmi ce que nous avons entendu ou vu tout au long de l’année.

 

 

Cap Festival est itinérant, racontez-nous. Quelle est sa place dans la vie culturelle de l’Aveyron ?

 

Nous changeons de village tous les 3 ans. Pour être visible bien sur, mais surtout pour véhiculer la culture aux quatre coins de l’Aveyron. C’est un des plus anciens festivals de la région, il anime le territoire. L’itinérance permet de réellement faire vivre un territoire et chaque fois d’échanger des compétences avec une nouvelle équipe. On n’a pas souvent l’occasion de voir des concerts et des spectacles à proximité. C’est ce que nous essayons de corriger avec 400 bénévoles chaque année.

 

 

Le festival a quelque peu évolué cette année, de quoi s’agit-il ?

 

C’est vrai, nos goûts ont évolué. Nous avions envie de renouveler nos choix artistiques, d’attirer différemment et d’axer sur la programmation en journée. Le Cap Festival est un adolescent, il évolue, se cherche et avance. Nous avons changé d’identité visuelle pour marquer le coup.

 

 

Un peu d’histoire…Comment est né Cap Festival ?

 

A l’origine tout est parti du village de Capelongue où le lac de Pareloup devait être vidé, en 1995. A l’initiative de plusieurs personnes des festivités ce sont organisées et de fil en aiguille tout le monde a voulu remettre ça. L’association Boulègue en Lavezou est née à ce moment là et le festival fait vivre cette structure.

 

 

Que faites-vous de la tendance écolo, largement étendue à de nombreux festivals ?

 

Pour la première fois le festival s’est doté d’une charte éco-festival. Nous allons mettre en place des toilettes sèches, le tri sélectif, les gobelets consignés. Tous les supports alimentaires sont compostables.

 

Céline Cauvi

18 août 2009


Les commentaires

le samedi 07 novembre 2009 à 23:23 HCLorxECLMted a dit
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le lundi 28 décembre 2009 à 19:56 GDYWJOzI a dit
fKaAiWLnhX
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